La crise réduit la mobilité des cadres en 2010
Et c'est là qu'est aujourd'hui notre problématique à proposer des profils en adéquation avec les postes proposés.
Aujourd'hui, toutes les entreprises misent sur la mobilité, qu'on soit pour ou contre, qu'elle soit favorable ou néfaste, ce dont on ne pourra jamais remettre en cause, c'est qu'elle est vecteur d'évolution professionnelle,...!
Mais lorsqu'on s'entend dire que "je ne pourrais pas accepter votre offre car je vais trop perdre en vendant ma maison..." on espère que rapidement les opportunités proposées seront plus alléchantes que le simple fait de vendre sa maison...!
Bien des solutions existent, bien des concessions peuvent être faites pour éviter de "perdre au change" d'une proposition d'évolution professionnelle, encore faut-il en avoir vraiment envie...!
Déjà sur 2009 ce constat était accablant, selon les toutes dernières données de l'Association pour l'emploi des cadres (Apec), seuls 5 % des cadres ont ainsi changé d'entreprise en 2009, contre 8 % l'année précédente. Un niveau comparable aux années 2004 et 2005 et à peine supérieur à ceux de 2002 et 2003.
Pis, la proportion de cadres qui sont passés d'une entreprise à une autre sans connaître de période de chômage a été divisée par deux en un an, pour atteindre 3 %. «Les cadres sont plus prudents», commente Éric Verhaeghe, le président de l'Apec. À l'inverse, l'association constate dans son étude rendue publique aujourd'hui «une augmentation des changements plus contraints (licenciements ou autres) qui sont à l'initiative de l'entreprise».
Les cadres qui ont changé d'entreprise sans période de chômage sont plus jeunes et plus diplômés que l'ensemble de la catégorie. Des caractéristiques qui favorisent «l'acquisition de nouvelles responsabilités hiérarchiques (…) et l'augmentation de la rémunération», selon l'Apec.
La mobilité interne est quant à elle restée stable. «19 % des cadres ont connu l'année dernière un changement au sein de leur entreprise contre 20 % en 2008», rapporte l'Apec. Une pratique plutôt concentrée dans les grandes entreprises, «moins sensibles à la conjoncture», qui ont profité de la crise pour «fidéliser leurs collaborateurs et renforcer leurs compétences».
Seule différence en fait avec 2008: les mobilités internes ont été «plus fréquemment à l'initiative de l'entreprise dans le cadre de réorganisations ou de restructurations», note l'Apec.
Au final, les deux tiers des cadres qui ont bénéficié en 2009 d'un changement de poste au sein de leur entreprise se disent plutôt satisfaits du résultat. Seuls 12 % se disent «pas satisfaits du tout». Ils sont en outre huit sur dix à être heureux si le changement a été effectué en concertation avec l'entreprise, de manière non contrainte.
Sources APec



